l art à la rencontre de l autre Sloane Stephens et Madison Keys viennent de perdre, dès le premier tour du tournoi de Wuhan. C’est une grosse déception puisque, finalistes de l’US Open de tennis (il y a quinze jours), elles apparaissaient, à en croire les médias, comme les héritières des sœurs Williams.

rencontre montfort sur risle Pour nos journalistes, un élément majeur permet d’appuyer cette similitude, mais il est d’ordre ethnique et c’est ici que cela coince.

rencontre aubrac 2012 Sloane Stephens est incontestablement Noire, là ça colle. Mais Madison Keys, si elle a des traits qui témoignent d’un lointain métissage, est beaucoup plus pâle et, rencontre fille kabyle paris:

Sloane Stephens (à gauche) et Madison Keys (à droite) en finale de l'US Open 2017. SIPA. Shutterstock40544435_000016
Sloane Stephens (à gauche) et Madison Keys (à droite) en finale de l’US Open 2017. SIPA. Shutterstock40544435_000016

prostituées chinoises paris 13 Les médias pourraient laisser tomber ce parallèle ethnique avec les sœurs Williams et ne conserver que les points communs les plus évidents : femmes, Américaines, joueuses de tennis. Mais ce serait renoncer à une belle histoire bien racialisée comme ils aiment (enfin, comme ils aiment quand ça les arrange).

rencontres foret de bouconne Alors tant pis si Madison Keys ne se voit pas comme Noire, elle sera Noire. Et après tout, elle est à peu près aussi claire de peau que Barack Obama qui est, rappelons-le, « le premier président Noir des États-Unis ». Dire Noir permet donc, en réalité, de souligner une origine ethnique indépendamment des caractères physiologiques par lesquels elle se manifeste. Pourquoi pas ? Il suffit d’être prévenu.nabilla benattia prostituée

Un rond de jambe langagier

prostituée sur troyes Donc admettons que Stephens et Keys soient Noires. C’est un point commun avec les sœurs Williams ; par conséquent, le journaliste tient à le préciser, d’autant que la radio ne fournit pas l’image. Mais apparemment, il ne peut pas dire : « elles sont Noires ».

interview avec des experts en rencontres f.j. shark Le journaliste que j’ai entendu a dit : « elles appartiennent à la communauté Noire ».

rencontre arreau Pourquoi ne pas dire « elles sont Noires » ? Est-il honteux d’être Noir, comme il semble que rencontre queven ? Comment cet espèce de rond de jambe langagier se justifie-t-il ?

rencontre bus ratp C’est un phénomène tout à fait typique des contradictions de notre temps : il est entendu que la couleur de peau n’est qu’un élément parmi d’autres de caractérisation de la personne, au même titre que la taille ou la couleur des yeux. Je suis a priori en accord avec ce point de vue : j’ai d’ailleurs habitué mes enfants à dire « Machin a la peau noire » comme on dit « Truc a les cheveux blonds ». Cette manière de dire empêche de croire que l’on a tout dit de la personne quand on a identifié sa couleur de peau. Elle rend, en outre, attentif à la nuance de chaque couleur, signe de la singularité des origines ethniques et de la généalogie de chacun. Le marron n’est pas le noir et la plupart des « Jaunes » sont, en réalité, très blancs. Au préposé du bureau des visas américains qui lui demandait sa couleur de peau, Peter Ustinov répondit : rose. Pour ma part, si j’en crois l’indication de mon poudrier, je suis beige. Quant à Keys et Stephens, ce n’est pas demain que ces deux « Noires » pourront partager le même tube de fond de teint.rencontre gay marriage

dating sim comment rencontrer takeshi Je comprends donc que l’on puisse refuser les classifications globalisantes du type les Blancs / les Noirs. Mais il faut reconnaître que ce sont là des commodités de langage qui n’impliquent aucun jugement.rencontre gratuite femme madagascar  De même que, d’une femme qui a les cheveux blonds, on dira « elle est blonde », de même, de quelqu’un qui a la peau noire on dira « il est Noir ». C’est une qualification physique qui renvoie, dans les deux cas, à des caractères génétiques et ethniques.

Un « remède » pire que le « mal »

10eme rencontres de microbiologie Or précisément, dans notre société, il est devenu impossible de dire « Mmes. Stephens et Keys sont Noires » sans susciter une réaction méfiante et critique du genre : et alors ? pourquoi le préciser ?

soul eater rencontre soul maka C’est bien là le problème, parce que nos journalistes ont trouvé un remède finalement pire que le supposé mal. En disant « elles appartiennent à la communauté Noire », ce qui n’était qu’une caractérisation physique devient un élément de classification. Et ce, de manière bien plus clivante que ne le serait la qualification chromatique « elles sont Noires ». On dirait qu’elles sont membres d’une espèce de club : merci de tenir votre cotisation à jour, sinon vous ne pourrez plus appartenir à la communauté Noire.

rencontre voyage citation La notion de « communauté Noire » n’a rien à faire dans une description physique. C’est un concept ethnico-politique, et même beaucoup plus politique qu’ethnique.

rencontres amoureuses la seyne sur mer Par souci de cohérence, il ne faudrait plus dire que Maria Sharapova est blonde mais qu’elle « appartient à la communauté blonde » :

Maria Sharapova, août 2017. SIPA. Shutterstock40533897_000028
Maria Sharapova, août 2017. SIPA. Shutterstock40533897_000028

zita prostituée On peut imaginer des variantes : « Marie-Amélie Le Fur appartient à la communauté des handicapés », etc.

Marie-Amélie Le Fur aux Jeux paralympiques de Rio 2016. SIPA. AP21949683_000002
Marie-Amélie Le Fur aux Jeux paralympiques de Rio 2016. SIPA. AP21949683_000002

rencontre gens Si une caractéristique physique suffit pour le discours médiatique à inscrire un individu dans un « communauté », alors il ne faut pas s’étonner de la communautarisation croissante de notre monde. On pose sur le réel une grille de lecture qui…

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